Le temps d'un chemin interieur

Cette œuvre évoque une période particulière de ma vie. Je vivais alors seul à Paris, près de la Porte de la Villette, dans un vieil immeuble. À la suite de mon divorce, je traversais une période de solitude et de dépression. C’est également à cette époque que j’ai subi un AVC.
Tout se mélangeait en moi : les souvenirs, les blessures, les inquiétudes, mais aussi le désir de continuer à avancer.
La passerelle représente ce passage d’une étape de ma vie à une autre. La retraite approchait et, avec elle, la fin progressive des obligations professionnelles qui avaient occupé une grande partie de mon existence. Je commençais à entrevoir une autre forme de liberté.
La grande silhouette sombre évoque mon monde intérieur, mes pensées et cette part de moi parfois enfermée dans le passé. L’aigle, lui, représente le besoin de prendre de la hauteur, de retrouver de l’espace et de se libérer.
Dans la lumière orangée apparaît la tête d’un lion. Ce lion n’est pas là par hasard. C’est un animal que j’affectionne profondément et il correspond également à mon signe astrologique. Dans cette œuvre, il devient surtout le symbole de ma force intérieure, de mon identité et de cette énergie qui continuait à vivre en moi malgré les épreuves.
Ainsi, l’ombre et la lumière se rencontrent. L’homme avance sur la passerelle entre ce qu’il a vécu et ce qui l’attend encore.
« Le temps d’un chemin intérieur » raconte une traversée : celle d’un homme marqué par les épreuves, qui cherche en lui la force de poursuivre son chemin et d’aller vers une nouvelle liberté.
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